A CHACUN SA PHILOTHÉRAPIE ?

Quelques liens vers des praticiens en philothérapie, ou des philosophes et écrivains qui mettent en avant l'apport de cette pratique...

 

LAURENCE BOUCHET

Pratique philosophique

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Je m'appelle Laurence Bouchet, j'ai été professeure de philosophie pendant 25 ans en classe de terminale.


Au cours de ces années d’enseignement, je n'ai n’a pas cessé d’inciter les élèves à réfléchir par eux-mêmes, à s’engager, à découvrir le plaisir de l’étonnement et du questionnement, à devenir autonomes, tout en s’emparant sans inhibition de la culture dans laquelle ils baignent.


Depuis 2013, j'ai créé une auto-entreprise pour philosopher dans la cité. J'anime des ateliers dans les prisons, les écoles, les médiathèques, les entreprises et propose des formations à la pratique philosophique auprès d’enseignants, d’éducateurs et d’animateurs socioculturels.


J'organise régulièrement des séminaires pour des particuliers et des professionnels à Paris et en Franche-Comté.


Dans le but de démocratiser l’approche philosophique, j'ai inventé le concept de « Philomobile » : une camionnette aménagée en centre de discussion qui permet de philosopher avec tout un chacun à travers toute la France et même au-delà ( avec une équipe, j'ai entrepris un voyage philospophique jusqu'au Maroc d'octobre à novembre 2018 ).

 
 

NATHANAËL MASSELOT

« La philothérapie, telle que je la conçois, n’a de sens que si elle s’exprime dans l’action. Elle n’entend pas gérer l’intériorité mais bien la sphère existentielle, soit ce qui nous entoure concrètement au quotidien. Cette discipline récente prend la forme d’un discours bienveillant et se garde d’établir une hiérarchie professeur/élève. En effet, je reste intimement convaincu que le rôle d’un docteur en philosophie n’est pas de donner des leçons mais de permettre à son interlocuteur de gagner en autonomie.

Mon travail consiste, en prenant appui sur des théories philosophiques libres (Platon, Nietzsche, Kierkegaard, Sartre…) à instiller chez le patient les ressources nécessaires afin qu’il modifie par lui-même son comportement.

La philothérapie a l'ambition de permettre à qui le veut d'être pleinement acteur de son existence. »

A NOTER : la sortie ce mois-ci de son dernier ouvrage : "Philothérapie".

ZOÉ MALOUVET

Comprendre le présent

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Après avoir enseigné en lycée, il m’a paru nécessaire et évident de chercher un moyen de transmettre la philosophie comme une pratique de tous les jours et de permettre à qui le souhaite d’en découvrir les bienfaits. C’est pour cette raison que je me suis engagée dans la fonction de « philothérapeute ». Cela me permet de transmettre la philosophie non pas seulement par son histoire, mais comme une méthode d’organisation de la pensée et de discernement que je crois salvatrice pour beaucoup d’entre nous.

C’est pour cette raison que j’ai souhaité « fusionner »  mes expériences thérapeutiques et ma formation philosophique en un métier qui, s’il est peu connu, me paraît néanmoins essentiel.

C’est en faisant le constat d’une perte générale du sens de la notion d’intimité que j’ai souhaité permettre une pratique philosophique existentielle. Nous pouvons tous philosopher. Autour d’un repas entre amis, au travail, sur les réseaux sociaux. Mais globalement, nous n’avons plus d’espace intime pour le faire avec nous-mêmes. Les nouvelles technologies nous permettant un contact facile et permanent avec d’autres individus, chaque moment de « solitude » est en réalité toujours connecté à l’extérieur et il devient difficile de « se parler à soi-même ». J’ai donc voulu créer un espace de dialogue intime, au sein duquel je  me propose d’être un médiateur entre le philosophant et lui-même.

 

SARA ZAMBONINI

« Le vrai miroir de nos discours est le cours de nos vies ». Montaigne, Les Essais

La « philothérapie » est faite pour vous si vous désirez comprendre comment vos sentiments fonctionnent. D’où viennent-ils ? Comment se développent-ils ? Quel rôle y jouons-nous personnellement ? Et les autres ? Et les choses et les situations ?

En quoi et à quel point vos affects sont-ils liés à votre façon de penser ? Un affect, c’est simultanément une modification de notre « puissance d’être » sur le plan corporel et mental. Joie quand elle augmente et tristesse quand elle diminue.

Quelle est la place de l’imagination ? De la raison ? De l’intuition dans les idées que vous avez ? Comment les modifier pour agir mieux et vivre une vie plus satisfaisante et plus belle au cœur du monde et avec les autres ?

La philothérapie est faite pour vous si vous désirez lever les obstacles à l’expression la plus pleine possible du Désir que vous êtes « Le Désir est l’essence de l’homme (…) » — Spinoza, Éthique III, Déf. 1 mais en désirant mieux… qui, quoi, comment, pourquoi, où, quand ?

 

ROBERT ALEXANDER

L'art d'aimer sa vie avec sagesse

"Les séances se déroulent dans le cadre d’une écoute bienveillante et d’un dialogue constructif basés en principe sur quatre temps de travail philosophique qui peuvent néanmoins se faire indépendamment ou encore ensemble, sachant que chaque demande est spécifique et bénéficie donc toujours d’un traitement adapté et personnalisé :

  1. La clarification de votre demande : faire le point, délimiter les difficultés rencontrées, et éventuellement récapituler les types de solutions qui ont déjà été apportées mais qui n’ont pas abouti à des résultats satisfaisants.

  2. La conceptualisation : établir un bilan conceptuel et philosophique – une philographie – sur le sens de la vie, à partir du trésor de la tradition, adapté à votre profil.

  3. Revenir sur les problèmes qui ont été circonscrits, en les adaptant en fonction du bilan de vie. C’est la phase de compréhension.

  4. Application de ma méthode ogkorythme afin de recouvrer, ou d’approfondir, son espace-temps personnel. Recadrage et vérification des résultats."

 

ÉLIETTE ABÉCASSIS

Son dernier roman : Philothérapie

"Et si la philosophie pouvait nous guérir du mal d'amour ? Nous libérer de cette croyance qui voudrait qu’une belle histoire soit la condition sine qua none de notre bonheur ? C’est l’objectif de Juliette, la nouvelle héroïne d’Eliette Abécassis, dans "Philothérapie". Cette amoureuse des temps modernes, lessivée des histoires qui n’aboutissent pas, entreprend une thérapie via la philosophie pour en finir avec la maladie… d’amour.

Eliette Abécassis, agrégée de philosophie, nous propose ici un roman que l'on attrape avec un stylo et son plus beau carnet. (...) Ce livre se lit comme un guide de développement personnel romancé. Chaque chapitre est une leçon : désir, passion, trahison, rupture, méprise… À travers les nombreux échanges des deux protagonistes, notre cerveau boue : la lecture nous pousse à la réflexion constante, avec quelques pauses où nous pouvons découvrir le quotidien de Juliette, les raisons de sa rupture avec Gabriel, la relation qui se tisse entre elle et le Professeur… Que de rebondissements au milieu d'une série d'enseignements qui éclairent agréablement. On finit le roman et... on se sent mieux."

(Critique du site www.journaldesfemmes.f)

 

GHISLAINE POLET-SEUTIN

Une thérapie existentielle ?

Je vous présente une méthode thérapeutique innovante qui s’inspire de concepts élaborés par de grands philosophes tels que Platon, Epicure, Bergson, Sartre, … pour améliorer la compréhension de sa vie et se donner les moyens d’agir afin de gagner une confiance nouvelle en soi et dans le monde qui nous entoure.

Si vous désirez me rencontrer pour une première prise de contact et une étude de la méthode thérapeutique adaptée à votre situation, je propose des consultations chaque jeudi au 4 rue de Rennes à Cesson-Sévigné (à proximité de Rennes).
Vous pouvez me contacter via le site facebook :

 

GEORGES COLLEUIL

La philothérapie au croisement de la philosphie et de la symbolique

Thérapie vient du grec therapein qui signifie « s'occuper de », « aider ». La philosophie est donc thérapeutique au sens originel du terme. Comment ne pas s'émerveiller de reconnaître en germe dans les œuvres de Freud, Jung, Lacan, Carl Rogers et tant d'autres les interrogations de Platon, Camus, Montaigne, Nietzsche, Sartre, etc.

Au cours de ces ateliers, Georges Colleuil présentera une façon inédite d'introduire un référentiel philosophique à l'intérieur de la consultation thérapeutique, quel que soit l'outil employé. Il nous fera découvrir de quelle manière la psychanalyse, la psychogénéalogie, les approches systémiques, comportementales, psycho-émotionnelles ou psychocorporelles se positionnent face aux courants de pensée philosophiques qui ont façonné notre mode de pensée occidental jusqu'à nos choix, comportements et croyances.

Georges Colleuil s’intéresse au langage symbolique depuis toujours, ce qui l'a amené à traverse des domaines aussi variés que la philosophie, la mythologie, la linguistique, la psychanalyse, la poésie, le monde des rêves, etc.
Diplômé en psychologie, philosophie et sciences humaines, il est aussi linguiste, licencié ès sciences du langage de l'université de Nice Sophia Antipolis.
Depuis 1983, il mène une recherche originale sur les propriétés actives et thérapeutiques des symboles. Il a mis au point des outils originaux comme le Référentiel de Naissance, l'Onomasophie ou le Mythogramme pour accompagner des milliers de personnes à travers le monde dans leur processus d'auto-guérison.

 

MAGALI WALKOWICZ

La philothérapie pendant le traitement d’un cancer ?

La philothérapie est née en Allemagne en 1981 avec le philosophe Gerd Achenbach. Son principe, pour parvenir à débloquer l’abandon dans lequel un patient s’enferme, m’a été suggéré par une amie avec qui j’étais en fac de philosophie et qui travaille aussi dans le domaine de la santé.

Le but du philothérapeute, c'est d'aider la personne qu'il accompagne à se considérer comme un être responsable (capable d’agir, responsable aussi dans sa guérison et non pas responsable de sa maladie) et non plus comme une victime. Cela revient à redonner un discernement intelligent et faire des choix raisonnés. En étant moins submergé par les émotions, l’anorexie pourra se débloquer, essentiel pour garder des forces. Cela permet aussi une plus grande attention aux diverses possibilités de lutte active contre la maladie, donc d’en être un acteur en acceptant d’entendre et peut-être d’adopter entre autres des règles diététiques qui peuvent participer à la guérison aux côtés des traitements.

Magali Walkowicz est diplômée en diététique et en philosophie. Actuellement diététicienne –nutritionniste en cabinet libéral dans la région sud de Toulouse (à Roquettes), elle est également journaliste pour divers magazines spécialisés. Elle intervient régulièrement en milieu hospitalier. Passionnée de cuisine, elle est aussi créatrice culinaire.

 

CIPRIAN-FLORIN STANCU

Philosophe praticien

Même si le terme «philothérapie» circule depuis peu, il faut rappeler que les préoccupations thérapeutiques des philosophes ne datent pas d’aujourd’hui et ne sont ni un prolongement ni une bifurcation de la psychologie ou de la psychiatrie...

La place occupée par les philosophes dans les pratiques du soin a diminué au cours du temps au point de devenir aujourd’hui négligeable dans un secteur de la santé qui regroupe de nombreuses disciplines et un très grand nombre d’intervenants. La psychologie, la psychiatrie, la psychanalyse et tout un éventail de techniques et de pratiques psychothérapeutiques sont venus s’ajouter à la médecine, aux technologies médicales et à l’industrie pharmaceutique, plaçant la santé et le bien-être au centre d’un gigantesque secteur économique.

En fait l’idée qui se trouve derrière la philothérapie est plus ancienne qu’on pourrait le croire. Le soin et la philosophie dessinent une histoire commune bien plus ancienne que le terme psychothérapie et ce lien se perpétue depuis que l’homme a constaté qu’il pouvait changer le cours de sa vie en se donnant du temps pour la penser. Soigner son âme, s’occuper de soi-même, se soucier de soi, voilà des pratiques philosophiques qui remontent à l’Antiquité et préfigurent la philothérapie. Relire les philosophes antiques nous rappelle combien la philosophie se faisait un devoir d’explorer, comprendre et soigner ce qui peut affecter la santé humaine. Épicure, par exemple, nous dit qu’«il est vide, le discours du philosophe qui ne soigne aucune affection humaine. De même en effet qu’une médecine qui ne chasse pas les maladies du corps n’est d’aucune utilité, de même aussi une philosophie, si elle ne chasse pas l’affection de l’âme». On entend chez Cicéron que «la philosophie est une médecine de l’âme», (Tusculanes, III, 6) et chez Épictète on conçoit qu’«une école philosophique est un cabinet de médecins» (Entretiens, III, XXIII, 30).

 

BRIGITTE AIACHE

Philosophe et philo-thérapeute, interview de Catherine Solano

- Qu'est-ce que la philosophie peut nous apporter ? On l'imagine plutôt réservée à une élite intellectuelle ?

- Brigitte Aïache : Pas du tout. La philosophie n'est pas réservée aux « penseurs de profession », pour reprendre les mots de Kant, mais elle a beaucoup à apporter à chacun d'entre nous quel qu'il soit, intellectuel ou non. Parce que la philosophie permet de trouver des réponses à nos maux quotidiens et qu'elle permet à chacun de donner du sens à ce qu'il vit. En cela, comme la psychothérapie, la philosophie amène à un travail sur soi et permet de découvrir une maîtrise de soi afin d’agir sur les événements. Elle permet de ne pas être balloté au gré des événements, de ne pas se laisser submerger par eux comme l'affirment les stoïciens. La philosophie est ainsi un art de vivre et de mieux vivre. Elle amène à plus de conscience de soi, plus de discernement pour devenir à la fois sujet et objet de sa recherche afin de se réconcilier avec soi-même.

- Quelle est la différence entre philo-thérapie et psychothérapie ?

- Brigitte Aïache : La philo-thérapie s’adresse à tous ceux qui se posent des questions sur le sens de la vie en général et sur le sens de leur vie en particulier ; à ceux qui ne parviennent pas à dépasser seuls les difficultés engendrées par les maux quotidiens. La philo-thérapie peut ainsi s'adresser à tous... Mais elle n'est pas conseillée aux personnes qui souffrent de pathologie psychiatrique complexe. Le philo-thérapeute ne peut et ne doit en aucun cas se substituer au psychiatre ou au psychologue.

 

06 10 99 89 34

Centre Arc-en-ciel
7 place Gustave Rivet
38000 GRENOBLE

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©2019 par Patrick Sorrel